Hygiène, salubrité et entretien

Tout instrument, équipement ou produit non jetable doit avoir été traité selon les indications du tableau de classification de Spaulding avant utilisation avec chaque client.

Les recouvrements jetables et les couvre-têtières utilisés dans les salles de soin doivent être changés après chaque client.

Un entretien général doit être réalisé au moins une fois par jour où l’établissement est ouvert.

Tableau de Classification de Spaulding

NOTE : La Classification de Spaulding propose un cadre visant à guider la prise de décision concernant le nettoyage et le traitement des instruments et des équipements venant en contact avec les personnes. Il est fondé sur le risque d’infection que l’utilisation attendue de ces instruments et équipements peut provoquer. Cette méthode a été développée au milieu des années 60 par le Dr Earl Spaulding, recteur du Département de microbiologie et d’immunologie (1949-1972) de l’École de médecine de l’Université Temple.
SOURCE : Norme spa du BNQ

Le nettoyage a pour but d’enlever les saletés, la poussière et les autres substances qui peuvent héberger des microorganismes ou permettre leur multiplication. Le nettoyage s’effectue selon la synergie suivante : eau + détergent + action manuelle ou mécanique. Si l’action manuelle ou mécanique d’enlever les saletés est essentielle, le détergent agit en permettant de lier chimiquement à l’eau les substances graisseuses et autres.

La désinfection et la stérilisation n’ont pas pour but d’enlever les microorganismes, mais de les détruire ou à tout le moins d’en empêcher la multiplication. C’est par une action physique (ex. : la chaleur) ou chimique que le résultat est atteint. Les objets et les surfaces doivent être nettoyés au préalable. La différence entre la stérilisation et la désinfection réside dans la certitude (ou la probabilité) que les microorganismes ont été détruits.

La stérilisation est un procédé plus long et plus complexe que la désinfection; elle offre une certitude plus grande que les microorganismes sont détruits. Par exemple, pour un objet exposé à un procédé de stérilisation, la probabilité qu’une bactérie y soit encore vivante est inférieure à un sur un million. Pour le même objet exposé à un procédé de désinfection, la probabilité qu’il y reste une bactérie vivante sera de un sur mille. On comprend ainsi pourquoi la stérilisation s’applique aux objets « critiques » tandis que la désinfection sera destinée aux objets « semi-critiques » ou « non critiques ».

Par ailleurs, l’émergence de bactéries multirésistantes et de souches plus virulentes qui demeurent dans l’environnement et résistent aux méthodes habituelles de nettoyage contribue dans certains cas à rendre essentiel l’ajout d’une procédure de désinfection. Différents facteurs influencent les exigences de nettoyage et de désinfection. L’entretien dans les établissements de soins doit tenir compte de la diversité fonctionnelle des locaux, c’est-à-dire des activités médicales et des soins qui y sont pratiqués, du type de patient qui reçoit les services (sa vulnérabilité, s’il est reconnu porteur ou non d’un agent pathogène, etc.), de l’achalandage, de la présence ou non de lavabos, etc. Ainsi, certains secteurs exigeront un standard particulier d’hygiène et de salubrité, tels que le bloc opératoire, les soins intensifs, les unités de greffe ou de transplantation, la néonatalité, les salles de stérilisation, etc.